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Qu’est-ce que Bitcoin et comment fonctionne-t-il ?

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Bitcoin est un sujet de conversation à la mode depuis la bulle spéculative connue en 2017 qui a propulsé son cours légèrement en dessous des 20 000$. Il s’est alors retrouvé à la une de plusieurs revues économiques plus ou moins sérieuses dans leurs recherches qui ont en tous cas permis au monde de le découvrir. Alors Bitcoin est-il une monnaie ? Est-il une valeur refuge ou ne repose-t-il sur rien ? On entend énormément de choses fausses à son sujet, et c’est pourquoi je voulais consacrer un article à cette question : qu’est-ce que Bitcoin ? C’est donc ce que j’essaye de faire au long de cet article, en expliquant ce que j’ai compris de ce sujet relativement technique, sachant d’ailleurs que ma compréhension de ce sujet évolue assez régulièrement tant il y a à apprendre sur cet instrument fascinant auquel je m’intéresse depuis plus de trois ans.

Il n’y a pas de prérequis technique à la lecture de cet article. En revanche l’article investir dans l’or, vous permettra de mieux saisir le plein potentiel de cet actif incroyable.

Pourquoi a-t-il été créé ?

Le tout premier bloc, nommé genesis, de la blockchain Bitcoin crée le 3 Janvier 2009, contenait un message crypté, qui une fois décrypté peut toujours paraître énigmatique aux personnes découvrant le sujet. Le créateur (ou les créateurs) du Bitcoin a en effet inséré un titre d’article du journal Times du jour :

« The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks« 

Soit en traduisant : « La chancelière sur le point de renflouer une nouvelle fois les banques ». Et comme nous allons le voir, avoir inscrit cette phrase dans le premier bloc miné n’avait rien d’anodin.

En effet, plusieurs personnes ayant une compréhension des systèmes financiers classiques ont su repérer leurs limites. Ils se réclament pour la plupart de l’école d’économie autrichienne, qui rassemblait en son temps des économistes tels que Hayek, Menger, Mises etc. Parmi les principales idées de ces libéraux on retrouve les dommages liés à l’inflation, les méfaits de l’interventionnisme sur les marchés en termes de création monétaire ou de contrôle de la courbe des taux (le recours excessif au crédit bancaire conduisant à des taux artificiellement bas).

Ce phénomène s’est probablement amplifié avec la dérégulation de l’économie apparue aux Etats-Unis dans la fin des années 1970 qui s’est propagée dans le reste du monde par la suite. Les excès de la finance ayant conduit aux catastrophes que nous connaissons (augmentation des inégalités, renflouement des banques au frais du contribuable, crises financières mondiales ayant entrainée des crises sociales, une montée du populisme etc).

De plus, selon la théorie monétaire d’Hayek, les gouvernements ne doivent pas avoir le monopole de l’émission d’argent, la libre concurrence entre différentes monnaies permettrait d’éliminer les moins stables.

Enfin, la naissance du mouvement cypherpunk dans les années 1990 qui avait pour objectif de préserver la vie privée grâce à la cryptographie, a aussi participé à poser les bases de ce que sera Bitcoin.

Divers projets de monnaies numériques ont vu le jour, mais il ne semblait pas aisé de se passer d’un tiers de confiance pour éviter les doubles paiements et, par ailleurs, aucun ne réussissait à maîtriser le problème de l’inflation.

Ainsi, Bitcoin est probablement né de diverses réflexions d’économistes, philosophes, mais aussi de travaux de mathématiciens et de cryptographes qui ont tenté de développer des projets similaires et apporté divers retours d’expérience qui ont contribué au succès de Bitcoin.

Qu’est-ce que Bitcoin ?

Bitcoin comme nous l’avons vu est né en 2009 suite à la crise financière des subprimes. Il a été créé par un individu (ou un groupe d’individus) sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Cette personne était active dans la création de Bitcoin depuis 2007 et publiait sur le forum bitcointalk avant de se retirer du projet en 2010 et de disparaître définitivement en 2011. On ne sait donc pas grand-chose de son (ou ses) créateur(s), mais ce que l’on peut affirmer, c’est que sa création est incroyable de par sa complexe simplicité.

Si l’on se réfère au livre blanc (le whitepaper) de Satoshi Nakamoto, Bitcoin est un réseau de pair à pair qui utilise la vérification par preuve de travail pour enregistrer l’historique de l’ensemble des transactions dans sa blockchain. Le réseau est donc basé sur un registre distribué complètement décentralisé et open-source. De plus, chaque nœud de ce réseau a intérêt à travailler à le sécuriser car il sera récompensé en bitcoins pour ce travail.

Les bitcoins sont l’unité de compte de ce réseau décentralisé, qui permettent des paiements électroniques sans le besoin d’un tiers de confiance. Ils sont rares (il n’en existera jamais plus de 21 millions), infalsifiables, facilement transportables et sécables jusqu’au 100 millionième. De plus, l’absence de tiers de confiance permet des frais de transaction plus faibles qu’avec des monnaies fiat comme l’euro ou le dollar lors de paiement internationaux.

En conclusion :

« Le Bitcoin, c’est tout ce que tu ne comprends pas à l’informatique, combiné à tout ce que tu ne comprends pas à la monnaie ».

John Oliver, humoriste anglais

Qu’est-ce que Bitcoin en somme ?

Ce qui est important à retenir est que Satoshi nous a légué un instrument génial qui est à la fois un réseau de paiement et un système monétaire. Il combine donc une monnaie : le bitcoin (à l’instar du dollar) et un réseau de paiement (tel que Visa ou Mastercard).

La vision de Satoshi

Le créateur de Bitcoin est parti du constat que toute transaction passe par un tiers de confiance qui vérifie la balance du compte émetteur et sécurise la transaction en empêchant aussi les doubles paiements.

La présence de cet élément dans le système a un coût, ce qui rend compliqué les micro paiements. De plus, selon Satoshi, « le problème racine des monnaies conventionnelles est la confiance requise pour les faire fonctionner. L’on doit pouvoir faire confiance à la banque centrale pour ne pas dévaluer cette monnaie, mais l’histoire des monnaies fiat montre la limite de cette confiance ». Il souhaite donc se passer de ce tiers de confiance.

Un autre aspect qui dérange le créateur de Bitcoin à propos du tiers de confiance est la gestion de la vie privée. En effet, le tiers de confiance a tendance à récolter toutes sortes d’informations confidentielles sur ses clients. Votre banque va par exemple collecter les données relatives à chacun de vos paiements et peut savoir tout ce que vous faites, dans quelle région vous vous trouvez, ce que vous faisiez tel jour à tel heure, des informations que vous ne partageriez même pas à vos proches qui sont ainsi collectées sans que vous n’ayez réellement consenti à cela (mais les procédures de refus sont compliquées donc on abandonne et la banque a gagné…) et revendu à des tiers. Il ne s’agit pas au passage de critiques ouvertes envers les institutions bancaires mais de simples constats.

Enfin, selon Satoshi le tiers de confiance devrait avoir pour mission de conserver la valeur de la monnaie et donc ne pas en créer de manière disproportionnée. Et là on se rend bien compte que depuis 2016, la Banque Centrale Européenne n’est pas à l’attendu sur ce point puisqu’elle n’arrête pas d’imprimer de l’argent, environ 20 milliards par mois, chiffre qui a pu être revu largement à la hausse avec la crise Covid durant laquelle pas moins de 1000 milliards d’euros ont été créés. Au passage, les autres banques centrales principales : la réserve fédérale US, les banques centrales d’Angleterre, du Japon ou de Suisse font la même chose.

Le pire c’est qu’en faisant cela les banquiers centraux contentent les marchés, mais en cas de revirement, ou même si la politique devenait ne serait-ce qu’un peu moins accommodante, le marché sanctionnerait violemment. Alors, on nous expliquera que la théorie monétaire moderne énonce que l’on peut faire cela et qu’il est très probable que les dettes accumulées par nos économies soient annulées (car insoutenables). C’est peut-être vrai, mais si l’on souhaite (toujours) rester objectif, les ajustements monétaires par les gouvernements ont généralement conduit à de très mauvaises situations, il ne parait donc pas stupide de rester au moins prudent dans un tel contexte. En tous cas, comme nous le verrons, Bitcoin balaye ces problèmes d’un revers de bras, en proposant un modèle idéal, fonctionnel et éprouvé.

Comment fonctionne Bitcoin ?

Qu’est-ce que Bitcoin apporte de plus, en comparaison des paiements numériques par exemple ? Comme nous l’avons vu précédemment, Bitcoin est un réseau de paiement dont le registre de transactions est public, car tout le monde peut y avoir accès. De plus, nous avons vu que ce registre est distribué (donc dupliqué sur des centaines d’ordinateurs) ce qui le rend infalsifiable.

Utiliser une monnaie numérique pose le problème de la double dépense, opération illégale dans laquelle un même jeton numérique est dépensé plus d’une fois. En effet, cette monnaie n’étant pas physique, elle peut facilement être dupliquée ou falsifiée. Or dupliquer de la monnaie consiste à créer de l’inflation et donc à diluer la valeur de cette monnaie. La réponse usuelle est généralement d’instaurer un tiers de confiance dont Satoshi souhaite se passer pour les raisons évoquées ci-dessus.

Et pour se passer de ce tiers de confiance, il faut que le destinataire du paiement soit assuré d’être le premier à recevoir le paiement de l’émetteur (ce qui signifie qu’il ne peut y avoir double dépense). Pour faire cela, Satoshi utilise un serveur horodaté basé sur le minage par preuve de travail qui va consister à assembler les transactions en blocs, dotés d’une empreinte numérique qui certifient la taille du bloc, la date et l’heure en plus d’empêcher toute modification ou falsification de ce bloc.

Cette opération de minage (qui dure une dizaine de minutes) est rendu possible par l’utilisation de la force brute de la puissance CPU des ordinateurs des mineurs. Il s’agit de résoudre une équation, en essayant plusieurs valeurs le plus vite possible. Une fois le bloc terminé, il est ajouté à la chaine de blocs de toutes les transactions du réseau Bitcoin et il n’est plus possible de le modifier sans avoir à modifier tous les blocs précédents, ce qui rend ce travail très difficile. Cette chaîne de blocs qui recense les transactions est appelée blockchain et c’est l’opération de minage qui permet de la sécuriser.

L’on pourrait alors se demander ce qui adviendrait si les mineurs décidaient de corrompre le réseau. Et c’est là l’une des idées géniales de Nakamoto, ils n’ont aucun intérêt à faire cela. En effet, les mineurs acceptent de dépenser de l’énergie (miner aujourd’hui nécessite d’investir dans du matériel puissant qui consomme beaucoup) pour la simple et bonne raison qu’ils sont rémunérés en bitcoins. Ils ont donc tout intérêt à faire en sorte que le système fonctionne à merveilles pour que plus de gens veuillent l’utiliser et que leurs récompenses de minages se mettent à valoir quelque chose.

Une autre idée géniale concerne justement la valeur du jeton bitcoin. Son créateur a fait en sorte que la monnaie soit déflationniste par nature. Pour cela, il a créé un processus se produisant tous les quatre ans nommé halving, qui réduit de moitié la récompense de validation de blocs par les mineurs. Ce qui fait que de moins en moins de bitcoins sont créés au fil du temps. En fait, la quantité de bitcoins étant limitée à 21 millions d’unités, le dernier bitcoin devrait être créé vers 2140. De plus, l’ajustement de la difficulté de minage toutes les deux semaines évite que des acteurs réussissant à augmenter fortement leur puissance de calcul par rapport aux autres, ne puisse forcer les bitcoins à être créés plus rapidement (ce qui créerait de l’inflation). Il s’agit donc d’une monnaie dont l’offre maximale est connue dès le départ et qui devient de plus en plus rare au fil du temps comme le montre le graphique ci-dessous. Nous sommes aujourd’hui dans la période post-4ème halving, où les mineurs ne sont plus récompensés que par 6,25 BTC (voir en abscisses) pour toute nouvelle création de bloc.

L'inflation monétaire de Bitcoin montrant la baisse de la création de bitcoins à chaque halving. En 2020, 18 millions de bitcoins sur 21 millions ont déjà été créés.
L’inflation monétaire de Bitcoin_Graphique de BashCo.github.io

Enfin, la puissance de calcul cumulée sur le réseau Bitcoin (nommé hashrate) participe à sa sécurisation et donc à sa stabilité, sa pérennité. Il est donc dès aujourd’hui très difficile à pirater et il faudrait mettre en place d’énormes moyens pour y parvenir, car personne ne possède une telle puissance de calcul (on tourne aujourd’hui autour des 130 milliards de milliards d’opérations par seconde).

Quelles perspectives pour Bitcoin ?

Qu’est-ce que Bitcoin apporte au monde ? Une monnaie divisible, facilement transportable et échangeable, qui protège de l’inflation et qui offre une résistance à la censure (une banque peut geler vos comptes, alors que personne ne peut geler votre Bitcoin sans votre clé privée). De plus, cette monnaie liée à l’internet, au World Wide Web, ne connait pas de frontière et vous pouvez d’ailleurs facilement envoyer de l’argent à l’autre bout du monde, sans limitation de montant et à moindres frais. A titre d’exemple, le 6 Août 2020, un transfert de 92 000 bitcoins (valant alors plus d’un milliard de dollars) a été effectué avec des frais de transaction avoisinant les 4€ selon le site de whale alert,.

Bitcoin est donc une excellente valeur refuge, ce que l’on constate d’ailleurs dans la plupart des pays confrontés à l’hyperinflation comme le Venezuela, le Zimbabwe, l’Argentine etc, où sa demande augmente fortement. Les peuples dans ces pays achètent en masse des fractions de bitcoins (il est divisible au 100 millionième, on appelle cette unité le Satoshi) qui leur permettent de conserver la valeur de leur épargne.

Grace à toutes ces caractéristiques, beaucoup le considèrent comme de l’or digital. Récemment en Décembre, la banque JPMorgan est même allée plus loin en émettant l’hypothèse que Bitcoin puisse prendre des parts de marché à l’or dans la gestion des portefeuilles d’investisseurs institutionnels.

D’ailleurs ces investisseurs plus sophistiqués s’intéressent de plus en plus à Bitcoin et de grandes sociétés américaines telles que MassMutual, Square et MicroStratégy ont investi des sommes considérables de manière à sécuriser une partie de leur trésorerie comme une dévaluation du dollar. On citera aussi des investisseurs de légende comme Paul Tudor Jones ou des capital risqueurs comme Peter Thiel qui ont flairé la bonne affaire, et enfin les plus grands fonds d’investissement, à l’instar de BlackRock commencent à entrer sur ce marché.

Tous ces gens ne s’y sont pas trompés, en effet la valeur de Bitcoin ne fait qu’augmenter, même si elle subit une forte volatilité qui peut faire peur. Sur le long terme, l’investissement apparaît gagnant à date. De plus les halvings qui surviennent environ tous les quatre ans augmentent la rareté, l’offre décroit alors que la demande ne cesse d’augmenter. Cela entraine mécaniquement une hausse des prix qui est survenu à chaque fois au cours de l’année suivant le halving comme le montre le graphique ci-dessous.

Le cours du Bitcoin depuis 2011 en échelle logarithmique. Sont aussi représentées les phases de bull market et de bear market
Evolution du cours du bitcoin en données logarithmique_Graphique de Forbes

Citibank, la troisième banque américaine envisage même un bitcoin à 300 000$. Evidemment personne ne peut prévoir les prix des actifs avec exactitude mais si l’on applique le modèle stock to flow au bitcoin de la même manière qu’on peut l’appliquer à l’or, on voit une croissance exponentielle du prix. Mais personne ne peut savoir si cette hausse aura bel et bien lieux, surtout en moins d’un an.

La menace des états ?

Les monnaies digitales de banque centrale

Qu’est-ce qui différencie Bitcoin des monnaies digitales de banques centrales ? Qu’est-ce que Bitcoin a de plus ? Doit-il craindre l’arrivée de ces cryptomonnaies émises par les banques centrales telles que le crypto yuan, le crypto euro, le crypto dollar etc ?

Absolument pas. Ces monnaies digitales vont se mettre en place progressivement car le Parti Communiste Chinois a décidé de mettre ce système en place pour renforcer la surveillance de sa population. Les autres états ne voulant pas être dépassés sur une technologie par la Chine, ils vont mettre en place un système similaire dans leur propre devise, ce qui leur permettra un meilleur contrôle de la circulation des capitaux dans leurs espaces géographiques, et par extension, un meilleur contrôle de la population qui perdra totalement sa vie privée en ce qui concerne ses achats, ses finances. Cette technologie n’a au passage rien de révolutionnaire puisqu’elle aurait pu être mise en place dès les années 90.

Cependant, ces monnaies digitales ne resteront ni plus ni moins que des euros ou des dollars. Créer ces monnaies ne réglera pas les problèmes de politique monétaire. En fait, tant qu’elles n’auront pas régler ce problème, tout projet de ce type sera vain.

En effet, aujourd’hui l’égalisation entre devise est un problème rencontré par toutes les banques centrales, car toute monnaie qui imprime plus d’argent que les autres monnaies sera remplacée, à moins de revenir à son rythme d’impression initial. Le problème de nos devises aujourd’hui est qu’elles se dévaluent sans cesse contre le Bitcoin et la seule solution pour éviter cela serait d’augmenter les taux d’intérêt, ce qui ne peut être fait sans de terribles dommages à l’économie.

Qu’est-ce que Bitcoin peut faire craindre aux Etats ?

Bitcoin apparaît comme LA cryptomonnaie, il présente l’avantage du premier entrant, et est donc le réseau qui a fonctionné le plus longtemps, sans jamais être piraté.

Sa mort a été annoncée des centaines de fois par les médias (à la moindres baisse de prix) qui ne sont jamais trop fans d’un concept qu’ils ne saisissent pas. Une des raisons les plus rationnelles et que Bitcoin n’a jamais été pris au sérieux par le système financier traditionnel, les médias ou les gouvernements. Il était plutôt vu comme un jeton du darknet qui servait à acheter de la drogue ou des armes, et c’est encore la vision qu’on beaucoup de gens aujourd’hui. Alors oui, il a probablement servi à ce genre d’usages à plusieurs reprises mais dans des proportions bien moindres que les monnaies fiduciaires classiques, pour la simple et bonne raison qu’il est traçable (pour des forces de polices y consacrant des moyens conséquents).

Les gouvernements vont cependant comprendre petit à petit que leurs monnaies perdent de la valeur par rapport à Bitcoin depuis douze ans. Aujourd’hui le bitcoin est la cinquième monnaie mondiale en termes de capitalisation (comparée aux masses monétaires) derrière le dollar, l’euro, le Yuan, le Yen et la roupie indienne.

De plus, les banques centrales qui sont convaincue par leur démarche de réajustements monétaires ne voudront pas voir un système parallèle se mettre en place qui pourrait nuire à leurs calculs.

Mais même si les états décidaient de détruire Bitcoin, comment le pourrait-il ? Comment attaquer quelque chose de décentralisé ?

Qu’est-ce que Bitcoin pourrait donc craindre de la part des Etats ?

Contrairement à toutes les autres crypto-monnaies, il n’est pas possible de mettre son créateur en prison puisqu’il a disparu de lui-même. Même si un pays coupait internet, le réseau continuerait à vivre dans tous les autres. Et si on coupait l’électricité à tous les gros mineurs du monde (scénario hautement improbable) ? Dans ce cas le réajustement de la difficulté de minage rendrait peut-être de nouveau possible le minage sur ordinateur ou avec des matériel moins énergivores qu’actuellement.

Les états sont globalement assez impuissants face à Bitcoin et ceux n’étant pas enclins à voir le réseau se développer pourrait par exemple durcir la réglementation du point de vue fiscal. Ok, mais ça ne l’empêchera pas de tourner…

Et si plusieurs états coupaient internet ? Dans ce cas, il serait toujours possible d’utiliser Bitcoin grâce à des sociétés comme blockstream qui rend possible l’utilisation du réseau par le biais de satellites géostationnaires.

A présent que nous avons répondu à la question « Qu’est-ce que Bitcoin ? » Vous devez avoir une meilleure compréhension du sujet (du moins si vous étiez relativement novice sur celui-ci). Vous pouvez à présent comprendre la locution latine suivante, souvent vue comme la devise de Bitcoin depuis son apparition sur le forum bitcointalks en 2011 : « Vires in numeris » qui signifie « la force dans les chiffres », qui fait référence à la cryptographie et aux mathématiques qui rendent le réseau puissant.

Ainsi toute personne intéressée par la liberté financière devrait au moins être consciente des possibilités qu’offrent cette monnaie inventée par des libertariens!

Nous verrons dans l’article suivant comment acheter du bitcoin et les précautions à prendre.

Attention : Je précise ne pas être conseiller en investissements et simplement fournir des avis issus de ma propre expérience et de mes recherches à titre amateur. Tout investissement vous expose à des risques de pertes partielles ou totales du capital et l’auteur de ce blog ne pourrait en aucun cas être tenu responsable d’éventuelles pertes financières. De même l’auteur du blog ne pourrait en aucun cas être responsable des interprétations faites par les lecteurs de toute information fournie sur ce blog (qui pourrait d’ailleurs être erronée) et des conséquences pouvant en découler. N’investissez que dans ce que vous comprenez, faites vos propres recherches et faites vous accompagner par des professionnels si besoin.

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